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Afin d'éviter que les langues ne se délient davantage et que les murs n'en puissent plus de murmurer, j'éprouve le besoin, psychologique et physiologique, d'exprimer ici librement qui je suis, en toute congruence. Cet espace de communication est en effet un blog, où la liberté d'expression (cf. la Déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen, 1789) règne. Il se trouve qu'en tant qu'enseignante, j'ai un devoir de réserve, de discrétion et de secret professionnel.le.s. [Cette écriture inclusive est très intrusive et oblige à une réflexion hors norme.] Mais lorsqu'il est question de santé publique, le devoir de réserve peut être peut-être levé. Alors voilà :

Liberté d'expression

Je viens de terminer un pamphlet concernant la souffrance actuelle à enseigner. Je l'ai écrit avant tout pour moi. Pour que ça sorte. Expression. Soulagement. Liberté. J'ai découvert hier, juste après avoir terminé la rédaction de ce premier jet (20 pages), qu'un congrès organisé par le SNALC avait lieu le jour-même à Strasbourg. J'ai également appris l'existence d'un livre paru en août 2018 aux éditions du Rocher intitulé "L'éducation nationale, une machine à broyer" d'Isabelle Dignocourt. Toute une littérature, officieuse et officielle, existe bel et bien concernant la prévention des Risques Psycho-Sociaux dans l'Education Nationale. Mais, j'insiste, dans les écoles, sur le terrain, concrètement, il n'y a rien. Juste des enseignants qui tombent comme des mouches. On a dépassé le taux de suicides de France Télécom. Eh oui. 

De la nécessité intérieure Kandinsky

De la nécessité intérieure, Kandinsky - Du spirituel dans l'art

Et s'il est pour moi essentiel aujourd'hui  - notion de temps opportunde m'exprimer, avec prudence, bon escient et parcimonie, c'est parce que je suis en arrêt de travail. Pas parce que je l'ai décidé, mais parce qu'un médecin l'a ordonné. Être enseignante à temps complet n'est pas un long fleuve tranquille. Les plaintes de certains parents, surtout lorsqu'elles sont dites dans mon dos, me blessent au corps et au coeur. Je déteste l'hypocrisie, encore plus que la critique ou le cynisme. Mais j'ai le droit [et le devoir] de continuer à animer mes ateliers, parce que ces rendez-vous avec des personnes désireuses de trouver quelques clés pour lutter contre le quotidien compliqué et/ou la maladie avérée constituent pour moi aussi un chemin vers la guérison - rien d'ésotérique là-dedans, je vous rassure, je suis très cartésienne. Et parce que mon médecin traitant me l'a affirmé. Prendre en soin m'aide à aller mieux. Vous aider m'aide moi. Alors merci. 

Je profite aussi de ce billet pour rappeler que tous les ateliers que j'anime prennent la forme du bénévolat : je ne touche rien personnellement, tout va sur le compte bancaire de l'Atelier N.O.R.A., association Loi 1901 (à but non lucratif) déclarée en Préfecture de la Gironde le 20 septembre 2013. Qu'on se le dise ou se le répète.

remis le 6 janvier 2017

Sans transition, bientôt le Téléthon à Floirac, espace Lucie Aubrac : samedi 8 décembre, de 10h30 à 11h30 (?) j'animerai un atelier découverte de danse en pleine conscience ! Votre participation sous forme de don sera intégralement reversée au Téléthon : c'est un donnant-donnant pour la bonne cause et pour vous-même ! 

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Prochains ateliers collectifs de présence active (Méditation et/en Mouvement) à Floirac, 74 rue de la Paix, studio Jean Jaurès, samedi 24 novembre et samedi 22 décembre de 10h à 12h !

Bienvenue à tous - avec votre petite laine !

Artistiquement vôtre,

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