L'art-thérapie est une discipline paramédicale qui "exploite le potentiel artistique dans une visée humanitaire et/ou thérapeutique". Certes, c'est à la mode. Pourtant ce n'est pas si jeune que ça : l'art-thérapie est née en 1945 en Angleterre. Et c'est dans les années 70 qu'elle est arrivée en France, avec les pionniers en la matière : Richard Forestier, Jean-Pierre Klein, Guy Laffargue, Jean Broustra, et j'en passe... Tous ont à un moment parlé d'une seule voix, puis leurs chemins se sont écartés... Le premier Diplôme Universitaire est celui de l'école d'art-thérapie de Tours ; il est né en 1976. [...] Comme je l'ai déjà raconté, le D.U. de Paris 5 n'existe plus depuis 2010, l'année où je devais le présenter. Mais c'est un Master de niveau européen qui le remplace, alors c'est bien. J'en suis juste à un point où je me pose beaucoup de questions, quoique diplômée depuis plus de deux ans, avec mention Très Bien :

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 * Pourquoi le D.U. de Poitiers est-il si peu reconnu ? Pourquoi les conflits de personnes passent-ils devant la santé humaine ?! Pourquoi les directeurs et formateurs de la faculté de médecine et de pharmacie de Poitiers ne s'affilient-ils pas à une fédération nationale ?

* Dois-je adhérer à une fédération nationale ? Si oui, laquelle ? Forcément une de celles reconnues par l'Etat, tant qu'à faire... L'A.F.R.A.T.A.P.E.M. ? Chez qui j'ai fait mes premières preuves mais qui m'a refusé l'équivalence parce que diplômée de Poitiers (avec qui ils ont travaillé pendant des années mais tout à coup au niveau théorique, plus rien à voir...) ?Alors que pendant un an j'ai fait des allers-retours à Lyon et dépensé 320 euros par semaine (sur 7 mois) pour que pendant la moitié du temps on me lise "la bible" de RF ?! à PROFAC ? Vers qui je me suis tournée à un moment et puis je me suis dit l'art-thérapie par correspondance ça n'a aucun sens ? La FFAT ? La SFDT ? ... ?

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Franchement, à l'heure où dans l'EN c'est le bronx, où l'URSAFF, l'Assurance maladie, les caisses de retraite, le RSI et Cie me harcèlent de courriers que je n'ouvre plus... je suis perdue. Je n'y crois presque plus... Pourtant j'aimerais véritablement en faire mon métier, à temps peut-être partiel mais en tout cas davantage que 2 heures par semaine. Je rêve d'un local. D'un lieu à moi. D'un espace-temps transitionnel où l'on pratique la méditation de pleine conscience, le mouvement dansé et les arts graphiques/plastiques. Un lieu comme celui dont je dispose gracieusement, mais en mieux, et tous les jours...Un lieu que je pourrais partager avec d'autres praticiens, art-thérapeutes, ostéopathes ou autres. Des gens qui soignent l'esprit au travers du corps - et pas l'inverse.

Bref, vous me voyez peu optimiste en ce jour, mais ça ne va pas durer ; don't worry, be happy !

Artistiquement vôtre,

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